Aide financière : des Français oublient de la réclamer !

Parmi les dispositifs instaurés par l’État, le non-recours aux allocations sociales se manifeste particulièrement chez une aide financière. En effet, le gouvernement a mis en place certaines aides pour améliorer le pouvoir d’achat des Français face à l’inflation. Pourtant, on constate que les ménages éligibles ont diverses raisons de ne pas les réclamer.

Les allocations pour les personnes handicapées

Selon les enquêteurs, le taux de non-recours de l’allocation éducation enfant handicapé (AEEH) s’élève à 85%. Ce qui représente près de 300 000 parents. Dans certains cas, la non-réclamation de l’AEEH a un rapport avec le choix des parents. Dans d’autres, les allocataires ne sont tout simplement pas au courant. Toutefois, sachez que le montant de cette aide est de 135,15 euros.

Cependant, les frais supplémentaires engendrés par la gravité et la nature du handicap peuvent changer ce montant. On parle de six catégories : montant allant de 101,35 à 1 146,69 euros. Notez que cette aide ne dépend pas des revenus du foyer. En outre, les Français ont tendance à oublier l’allocation adulte handicapée (AAH) représentant 61% des prestataires.

L’aide sur le revenu de solidarité active et la prime d’activité

Le versement de cette aide n’est pas automatique. Ce qui représente un obstacle pour les bénéficiaires. 34 % des allocataires de la prime d’activité ne la réclament pas, d’après la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques. De plus, la DREES parle de 600 000 familles éligibles qui délaissent leur part du RSA. Si certains oublient les réclamations trimestrielles, d’autres ne procèdent même pas à la demande.

Avec ce non-recours, les caisses sociales retiennent près de 750 millions d’euros. Ce qui équivaut à 330 euros par individu éligible. Selon la DREES, 49% des ménages qui ne demandent pas le RSA sont sans enfants. Enfin, près de 15% des locataires en HLM n’ont pas recours à cette aide et ces taux demeurent inchangés depuis 2010.

La complémentaire santé solidaire

48% des Français éligibles négligent cette aide. Pourtant, c’est l’organisme d’assurance-maladie qui s’occupe du paiement des dépenses. Une personne ne peut donc pas prétendre à la complémentaire santé solidaire s’il ne possède pas une assurance maladie. Cependant, il y a un plafond concernant les ressources.

En revanche, ceux qui n’en bénéficient pas peuvent effectuer une demande depuis leur compte Ameli. Sinon, déposer le formulaire de réclamation auprès de leur caisse d’assurance maladie sans oublier de mentionner la composition de la famille et ses ressources. Le plus important, ne pas oublier les pièces justificatives nécessaires. En général, un renouvellement doit se faire 4 à 2 mois avant la fin de cette aide. Néanmoins, le processus n’est pas automatisé. Alors, soyez vigilant et attentif !

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