La réversion permet aux conjoints de retraités décédés de toucher une partie de la pension que ces derniers auraient pu toucher de leur vivant. On appelle cela : » la pension de réversion ».
Quelques explications sur la réversion
“La réversion est une pension attribuée, sous conditions, au conjoint d’un assuré après le décès de celui-ci. Elle correspond à une partie du montant dont il bénéficiait : environ 54% pour les salariés et les indépendants, 50% pour les anciens agents de la fonction publique, 60% pour les régimes complémentaires”, a expliqué Philippe Crevel.
Le spécialiste des questions macroéconomiques poursuit : “Certains régimes ne tolèrent pas le remariage, ce qui ne permet pas de bénéficier d’une deuxième réversion. D’autres conditionnent sa perception à des plafonds de ressources, ce qui signifie qu’il ne faut pas excéder certaines limites pour en toucher plusieurs”.
Par ailleurs, sur son site, Pleine-Vie a informé que : « bénéficier d’une pension de réversion implique de penser à la demander ». En effet, cette pension n’est pas versée automatiquement. Ainsi, il est donc possible d’accumuler de multiples réversions.
Toutefois, il ne faut pas dépasser le plafond de ressource que le régime général a fixé. “Certains régimes versent des pensions de réversion au prorata du temps passé en tant qu’époux. Dès lors, un mariage qui n’aurait pas duré n’engendrerait qu’une petite réversion. Cependant, ceci pourrait ainsi permettre de la toucher en plus d’une autre, sans dépasser les plafonds”, a observé l’économiste.
Pension de réversion : il est possible de la perdre
Il faut savoir que les bénéficiaires remariés et qui ont également cotisé dans l’Agirc-Arrco n’ont pas droit à cette pension. Ajouté à cela, le retour à la vie en concubinage peut aussi entraîner une perte de la pension de réversion. Sans parler de toutes situations qui pourraient engendrer une progression des ressources de l’assuré, causant la perte de la pension.
Le site spécialisé pension-reversion.fr a aussi rappelé : « Si le plafond est dépassé, il n’est plus possible d’y prétendre ».
Par ailleurs, les conditions de ressource non remplies ou l’accumulation d’un emploi-retraite peuvent aussi faire perdre la réversion.