Réforme des retraites : va-t-on appliquer l’article 49.3 ?

La réforme des retraites est un gros enjeu de l’élection présidentielle. D’ailleurs, c’est un dossier délicat que le gouvernement veut régler au plus vite. En fait, la majorité envisage une mise en œuvre avant l’été. Cependant, en raison de la composition de l’Assemblée nationale, l’État n’est pas sûr de pouvoir obtenir le nécessaire pour adopter l’article dès janvier. Toutefois, il a les moyens d’y déroger, l’article 49.3 de la Constitution. Ces derniers jours, il a été évoqué à plusieurs reprises par le gouvernement d’Elisabeth Borne.

Réforme des retraites : un 49.3 à prévoir ?

En effet, il a été utilisé deux fois en deux jours. Cela, pendant les concertations sur le projet de loi de finances et celui de financement de la sécurité sociale. Plus précisément, le mercredi 19 et le jeudi 20 octobre. Si cette clause risque d’être à nouveau utilisée dans les prochains mois, le gouvernement compte-t-il s’en servir pour faire passer la réforme des retraites ?

« Si nous sommes contraints d’avoir recours à un outil constitutionnel, donc démocratique, c’est face à une situation de blocage ». Ce sont les propos d’Olivier Dussopt, ministre du Travail, sur la chaîne parlementaire Public Sénat, hier. Ainsi, l’article 49.3 semble être l’un des derniers recours que l’État songe à adopter.

Cependant, le gouvernement est-il prêt à faire des compromis pour éviter le blocage et ainsi l’application de l’article 49.3 ?

Olivier Dussopt se démène pour que le sujet aboutisse

Ensuite, le ministre du Travail a déclaré : « Entrer dans une discussion en disant : ‘de toute façon, on terminera par un 49.3’, n’a pas de sens ». Cela dit, l’État est prêt à tout pour faire avancer le projet de réforme des retraites.

« Je fais tout pour bâtir des convergences, des consensus », poursuit-il. De plus, Olivier Dussopt a assuré que depuis début octobre, il a mené des discussions avec les organisations syndicales et patronales. D’ailleurs, ces discussions devraient durer « jusqu’à Noël » afin d’entamer les « débats parlementaires », début 2023. Pourtant, la plupart des Français semblent inquiets à ce sujet.

« Il n’y a pas de raison que la France ne suive pas cette trajectoire »

Au fil de l’entretien, Olivier Dussopt reconnaît que « cette réforme suscite beaucoup d’inquiétude, tout le monde se demande qui va être concerné… « . Néanmoins, pour lui, « tout le monde sait aussi que cette perspective d’augmentation progressive de l’âge du départ en retraite est assez inéluctable. »

« Quand on regarde les pays européens avec des économies comparables, tous ont fixé des départs à un horizon entre 65 et 67 ans. Il n’y a pas de raison que la France ne suive pas cette trajectoire », a-t-il conclu. Quant à la NUPES et du Rassemblement National, l’opposition à cette réforme est toujours aussi ferme.

D’autres publications dans 

Tensions entre Jacques Legros et Jean-Pierre Pernaut : les confidences sans filtre de Lou Pernaut 

Allocation chômage : quels sont les changements prévus avec la revalorisation de ce mois d’avril ? 

Réforme des retraites : à qui le départ anticipé sans pénalités profitera-t-il en 2023 ?

Selon une récente étude, une gourde renfermerait plus de microbes qu’une cuvette de toilette !

Fin du ticket de caisse : à quels changements s’attendre pour le mois d’avril ? 

« Une personne défavorisée » : Nabilla se livre en pleurs sur ses dernières semaines compliquées